Une forme de récompense

– Prenez-vous du plaisir ou n’est-ce que de la souffrance ?
J’oscille entre souffrance à l’impact et plaisir quand mon corps chauffe après les coups. Par moments, je replie les pieds pour protéger mes fesses mais vous visez alors leur plante. Cet endroit est rapidement douloureux, ce qui me fait baisser les pieds et rendre mes fesses de nouveau vulnérables.
Comment cela va-t-il se terminer ?
– Prenez-vous du plaisir ou n’est-ce que de la souffrance ? me redemandez-vous.
Je n’ai nullement envie de vous demander d’arrêter. Mes fesses doivent être rouges ! Je souhaiterais le constater mais vu ma position, impossible de le vérifier.

Au bout d’un certain temps (en ayant perdu toute notion), vous allez chercher des glaçons. Je profite bien volontiers de ce répit. À votre retour j’ai l’impression que vous me massez mes fesses avec de la crème. Est-ce vraiment des glaçons ? Ou, au contact de ma peau chaude, me donnent-ils l’impression d’être de la crème ?
Ce moment est délicieux ! Je l’interprète comme une forme de récompense et j’en suis très heureux.
Il ne fallait pas non plus que je m’habitue trop longtemps au bonheur ! Vous m’ôtez le bâillon et me demandez de me retourner sur le dos. Vous me détachez les mains pour les repositionner devant. Vous me soulevez les jambes et m’attachez les chevilles aux chaînes qui pendent du plafond.
Me voici à présent jambes et fesses en l’air, mon seul contact au sol s’établissant par mon dos et ma tête. Dans un élan de bonté, vous me proposez un coussin.
Que va-t-il va m’arriver ? Une nouvelle salve d’impacts sur mes fesses et voûtes plantaires ! N’ayant plus de bâillon, j’arrive entre deux râles à vous demander ce qui me vaut ce traitement.
– Vous m’avez écrit vouloir des traces sur les fesses pour penser à moi après la séance !
Je l’avais oublié mais vous, en professionnelle consciencieuse, l’avez retenu pour le mettre en pratique ! Pris à mon propre piège, je songeai devoir dorénavant être moins bavard, à moins que…

 

Témoignage de O. F.